Edito juin 2016

Nous venons de vivre des événements climatiques difficiles. Plus d’une trentaine d’habitations ont été fortement impactées par les inondations. A cette occasion, les élus étaient sur le terrain pour répondre à vos attentes. Certains d’entre eux, alors que leur maison s’est retrouvée envahie par les eaux, étaient même présents afin d’offrir leur service et je les en remercie.

Il a fallu attendre la crue, fermer l’école et les routes (en liaison avec les services du Département), rassurer, prévenir pour permettre aux Gironvillois de sauver meubles et objets précieux, évacuer les personnes particulièrement fragilisées, reloger ceux qui le souhaitaient, sauver les chevaux à la dernière minute, sécuriser le captage d’eau et approvisionner le château d’eau, rester en contact avec ERDF pour la remise en service de l’électricité, solliciter la SEE afin de remettre en service le réseau d’assainissement, gérer le transport scolaire, s’assurer du « rapatriement » des collégiens, appeler le SIREDOM pour obtenir le dépôt de bennes, déclarer les dégâts occasionnés par l’eau des marais sur notre salle polyvalente, rendre rapidement cette dernière apte à la location…et enfin, entreprendre très rapidement les démarches pour reconnaître Gironville en état de catastrophe naturelle.

Mais avant tout, c’est dans le domaine de la solidarité que les Gironvillois furent admirables ! Réconfort et entraide ont été apportés pendant ces trois jours et certains en garderont un souvenir émouvant.

Il nous faut maintenant tirer le bilan et « profiter » de cette expérience certes parfois au delà du supportable, mais qui va nous aider à progresser dans les domaines de la prévention et de la sécurisation.

Point positif : la dérivation entre les deux bras de l’Essonne qui a permis d’éviter l’inondation des propriétés côté rive gauche de la rivière.

Les prévisions : force est de constater que les professionnels n’ont pas toujours su apporter les bonnes informations, à la fois sur la chronologie de la crue, sur son importance et sur son territoire d’impact. Heureusement, notre connaissance de la commune a permis de prévenir ceux qui étaient le plus fortement menacés.

Le PPRI (Plan de Prévention des Risques d’Inondation) : il est à revoir et j’ai d’ores et déjà écrit à la Préfète afin que ses services en redessinent les contours.

Voilà, on attend maintenant les experts, les entreprises et la remise en état. Oublier ne sera sans doute pas si facile, mais les élans de générosité vont y aider. Et puis les beaux jours arrivent et vont aussi contribuer au retour à la normale.

Bon été à tous. Bon courage.